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Notre balade, BD sous le bras, débute par une visite à la fameuse villa De la gare, empruntons le passage sous-voie sud, qui nous emmène directement sur la route de SaintCergue, que nous remontons. Un petit quart d'heure plus tard, nous arrivons face au numéro 113. La bâtisse, baptisée «La Groseille», est toujours rigoureusement identique à l'image laissée par Hergé, dont on ne se lasse pas, à l'occasion, d'admirer le soin du détail (L'affaire Tournesol, p. 22, case B2). Les cinq chevrons sont bien là, la lampe à l'angle aussi, de même que l'escalier sur la gauche. Mais les tintinomanes intégristes râlent (p.22, case A3: «Brutes!... Flibustiers!... Moules à gaufres!... Ecraseurs!... Autodidactes!...» ): la villa est désormais doublée d'une annexe, construite en 1991. Heureusement, le pire a été évité: la commune aurait en effet préféré la démolition de la villa au plan présenté par le propriétaire! Il a fallu toute la ténacité de celuici pour éviter ce crime.
C'est que, probablement, les Nyonnais n'ont pas bien pris la mesure de la passion qui agite les amoureux de Tintin. L'Office du tourisme, d'ailleurs, ne met en aucune manière en valeur l'héritage laissé par Hergé. Pour en découvrir la suite, revenons en ville. Prendre à gauche le chemin des Cottages, puis le chemin de Bourgogne et l'avenue des Eules. Après avoir franchi les voies du NyonSaintCergue, empruntons à gauche le sentier du Cossy, afin de rejoindre la route de SaintCergue. Le tunnel sous les voies CFF conduit vers le centreville par la rue de la Morâche et la rue de la Gare. A la place SaintMartin, suivons à droite la promenade du Jura, qui nous conduit vers le temple, ancienne église NotreDame.
Delà, passer la porte SainteMarie, entrée de la ville côté Genève.
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Dans L'affaire Tournesol, Tintin et le capitaine Haddock débarquaient à Nyon. A la recherche du professeur Tournesol, ils y échappaient deux fois à la mort: une première par noyade dans le Léman,une seconde dans l'explosion de la villa du professeur Topolino.
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C'est ensuite l'esplanade des Marronniers et ses trois colonnes romaines. Elles proviennent du forum de la colonia lulia Equestrisnom donné à Nyon par les Romains et rappellent que la fondation de la cité a été voulue par Jules César, afin d'accueillir des cavaliers vétérans de son armée.
Revenons à Hergé. En traversant le parc du BourgdeRive, nous rejoignons le giratoire qui clôt le quai LouisBonnard. Du passage piéton, on se rend compte du vérisme donné par l'auteur à son histoire: il aurait travaillé sur la base de photographies. La perspective (p.21, case D3), avec sa rangée d'arbres sur la droite et le bâtiment fermant la place de Savoie au fond, est inchangée. Seul le port a pris quelque ampleur. Continuer, direction quai des Alpes. Là aussi, on peut s'attendre à voir surgir à tout moment le reporter à la houppe et son compagnon. Les platanes bordant la route ont, c'est logique, forci. Mais le décor (p. 28, cases C3, Dl, 2, 3) est le même. Lorsque survient une grosse limousine,on s'attend presque à recevoir sur les pieds, lancé d'une vitre baissée, un mégot de cigarette MA3 E 0 0 H H A de Bordurie
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(voir suite p.2)
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